Pierre Bouchardon

Résumé

Pierre Bouchardon L'affaire Pranzini (1934)

PRANZINI. — J'ai dit la vérité.
FEMME SABATIER. — Rappelle-toi donc! Il n'est pas possible que tu persistes. Encore une fois, regarde-moi. (Des larmes coulent sur les joues de l'inculpé) . Pourquoi ne me regardes-tu pas? Il est certain que tu as découché. Pourquoi le cacher? Tu me feras croire que tu es le coupable; je voudrais pourtant que ton innocence soit prouvée.
PRANZINI. — Alors, je ne discute plus, si c'est comme cela.
FEMME SABATIER. — Déjà, une fois, le 9 mars, tu avais découché. Tu m'avais dit que tu avais été chez un de tes amis, M. Simon, employé à la Bourse.
Source : Gallica

Pierre Bouchardon L'affaire Pranzini (1934)

« Ce qu'il veut, c'est la vie avec toutes ses jouissances, la vie avec le jeu, la vie avec les femmes, et non la vie des forçats!
« Des travaux forcés, il ne veut pas. Tout ou
rien! C'est ce que demande M. l'avocat général, c'est ce que demande l'accusé, lui aussi.
« Moi, je reste entre les deux.
« Si vous êtes sûr que Pranzini est l'assassin, le ministère public dit : Qu'il meure!
« Mais si vous avez un doute, restez sourds aux colères de la foule. Que ce jeune homme vive! La justice vous le commande. »
Source : Gallica

Pierre Bouchardon L'affaire Pranzini (1934)

Dans l'appartement, quand tout dort, ce n'est pas l'obscurité complète. Deux veilleuses brûlent
en effet : l'une, dans l'antichambre; l'autre, dans la chambre de la bonne.
Tout à coup, Mme de Montille se réveille en sursaut. Quelqu'un est devant elle, brandissant un coutelas. Défigurée par l'épouvante, les yeux fous, elle tire, à le casser — à le casser, car lorsque M. Guillot voulut s'en servir à son tour pour se rendre compte de la force du son, les fils disloqués lui en restèrent dans la main — elle tire le cordon de sonnette, elle s'arrache de ses draps.
Source : Gallica

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