Louis Hermance

Résumé

Louis Hermance Pas-de-Chance (1939)

Ourgan, assis, avait déplié un journal. Il lisait. Vandermeulen, étendu sur le dos, regardait le ciel. Le chien creusait des trous dans la terre.
Le temps passa. Les deux hommes ne bougeaient toujours pas. Et nul n'était venu les rejoindre :
« Est-ce un rendez-vous manqué ? se demandait Becker. Ou bien... »
Cette attente finissait par l'énerver. Il avait des fourmis dans les jambes. Il s'asseyait, se relevait et, toujours, il était hanté par la crainte d'être « repéré ». Mais ni hommes ni chien ne faisaient la moindre attention à sa présence.
Source : Gallica

Louis Hermance Pas-de-Chance (1939)

« Ah çà ! se dit le policier, est-ce que les ordures ménagères vont recommencer à jouer un rôle dans l'affaire du vol des émeraudes ? »
Comme il s'approchait, assez lentement, car il ne voulait pas rappeler le chien, se demandant si la maligne bête n'avait pas découvert quelque chose, il comprit soudain et se mit à rire tout seul :
« Allons ! décidément, je suis comme les mères de famille qui admirent trop leurs enfants, je crois Sherlock plus intelligent qu'il ne l'est. Il se moque bien des émeraudes de la princesse, il est en conversation avec un chien ! »
Source : Gallica

Louis Hermance Pas-de-Chance (1939)

Nourmahal souriait et, d'une main négligente, jouait avec sa rivière d'émeraudes. Elle attendait qu'on la complimentât sur le bon goût de sa parure, car c'était, ce soir-là, ce qui pouvait lui faire le plus de plaisir.
Cela ne manqua pas :
— Vous avez là, princesse, des bijoux extrêmement curieux. Ces plaques de platine en monture, c'est original.
— Elles sont belles, mes émeraudes, n'est-ce pas ? dit Nourmahal, rayonnante. Savez-vous qu'elles
viennent du trésor ancestral du maharadjah, mon mari.
Source : Gallica

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