Louis Hermance, Pas-de-Chance (1939)
“ Ourgan, assis, avait déplié un journal. Il lisait. Vandermeulen, étendu sur le dos, regardait le ciel. Le chien creusait des trous dans la terre. Le temps passa. Les deux hommes ne bougeaient toujours pas. Et nul n'était venu les rejoindre : « Est-ce un rendez-vous manqué ? se demandait Becker. Ou bien... » Cette attente finissait par l'énerver. Il avait des fourmis dans les jambes. Il s'asseyait, se relevait et, toujours, il était hanté par la crainte d'être « repéré ». Mais ni hommes ni chien ne faisaient la moindre attention à sa présence. ”
