Louis Lemercier de Neuville

Louis Lemercier de Neuville

Résumé

Portrait de Louis Lemercier de Neuville Louis Lemercier de Neuville Angéline, ou Voyages aux royaumes de la parure… (1893)

LES MÊMES, une MENDIANTE.
LA MENDIANTE.
La charité, s'il vous plait Pour l'amour du bon Dieu
LA BAGUE.
Voulez-vous bien vous en aller, malheureuse? ANGÉLINE.
Pourquoi rudoyez-vous cette pauvre femme? Elle a l'air bien misérable
LA RIVIÈRE DE DIAMANTS.
C'est une fainéante.
L'ÉPINGLETTE.
Elle n'a que ce qu'elle mérite.
ANGÉLINE.
N'importé, elle m'intéresse. Approchez, bonne femme, et contez-moi vos malheurs.
jaquotte.
Nous sommes indulgentes.
LA MENDIANTE.
Hélas! mes bonnes demoiselles, je subis le sort de toutes celles qui, comme moi, ont trop aimé le luxe et la parure!
Source : Gallica

Portrait de Louis Lemercier de Neuville Louis Lemercier de Neuville Angéline, ou Voyages aux royaumes de la parure… (1893)

MADEMOISELLE BABA.
Écoutons ce qu'elles disent.
SCÈNE 111
LES MÊMES, LA COMPOTE et LA CONFITURE guidant ANGÉLINE et JAQUOTTE.
ANGÉLINE.
Où nous conduisez-vous ainsi?
LA COMPOTE.
Dans la grande salle des Festins du Royaume. JAQUOTTE.
Pas moins, c'est une bonne idée que vous avez là, car nous mourons de faim.
ANGÉLINE.
Il y a deux jours que nous n'avons mangé.
LA CONFITURE.
Deux jours! Ah bien! dans notre pays on fait six repas par jour et quatre la nuit.
JAQUOTTE.
Quatre la nuit! On ne dort donc pas?
LA CONFITURE.
Si! mais on se réveille pour manger.
Source : Gallica

Portrait de Louis Lemercier de Neuville Louis Lemercier de Neuville Angéline, ou Voyages aux royaumes de la parure… (1893)

ANGÉLINE.
Où irons-nous maintenant?
L'INDIGESTION.
Voulez-vous que je vous donne un bon conseil? ANGÉLINE.
Parlez, parlez
Il y a bien loin de ce pays une contrée magnifique où tout le monde est heureux. Pour y arriver, il vous faudra surmonter bien des obstacles et dompter bien des monstres.
JAQUOTTE.
Des monstres 1
L'INDIGESTION.
Oui, des monstres L'un d'eux s'appelle l'Ennui. C'est un grand dragon rouge qui bâille toujours; à chaque bâillement il avale le passant qui ne se sent pas l'audace de lui fermer la bouche.
Source : Gallica

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