Résumé

Fanny Clar La Rose de Jéricho

Pierre s’inclina et ne sut comment il fit rouler à terre un manteau jeté avec une écharpe sur une chaise. Un rire clair l’emplit de confusion.
— Mon pauvre vieux, dit Marcel Chemargues, tu es comme moi, pas très à ton aise, parmi ces affutiaux. Assieds-toi là.
D’une bourrade il l’installa dans un autre fauteuil. Pierre alors regarda la jeune femme, qu’il avait à peine entrevue. Allongée paresseusement, elle possédait, petite et frêle, une grâce de fleur ployée par l’orage, un charme fait d’on ne savait quoi, d’un regard, d’un geste, d’un pli de la lèvre.
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Fanny Clar La Rose de Jéricho

Il assurerait à cette jeunesse la sécurité de la vie, les joies de la coquetterie satisfaite, des jouissances de luxe qui la feraient heureuse. Lui, indulgent, saurait s’effacer, se dévouer. D’aucun serment, il n’enchaînerait sa gratitude d’être adorée. Comme le bonheur se montre simple, facile et doux à qui sait être bon !
Pierre s’exaltait d’avance du don absolu de soi, ivresse du sacrifice qu’éprouvent certaines âmes éprises d’infini.
Clotilde accepterait-elle cette offrande ? Pierre pouvait le croire.
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Fanny Clar La Rose de Jéricho

Toute la jeunesse assoupie en son cœur se réveillait à la voix d’une jeune fille. Il la connaissait à peine. Pour lui déjà, elle se parait de toute la splendeur dont la passion embellit l’être aimé. Elle n’était qu’une petite danseuse qui gagnait son pain le soir, la figure grasse de fard, dans un décor grossier de bois et de toile peinte. Son âme lui restait inconnue. Elle l’asservissait de son charme de fraîcheur et de jeunesse, rare trésor, dont la possession ensoleillerait ses jours graves.
Pierre ayant un jour parlé à Clotilde de la statuette de pierre rose, elle désira la voir.
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