Gustave Droz,
Tristesses et sourires (10e édition…
(1884)
“ On se réfugie dans l'amour de ses enfants, on se noie dans la charité, on se jette dans la vie des autres, on s'accroche à leur bonheur ou à leurs misères. et, si l'âme n'a pas l'envergure suffisante pour planer à ces hauteurs, on encombre sa vie de petits riens; on s'embesoigne, comme dit Montaigne, on trompe la faim de son cœur par les gourmandises de l'esprit; on court le monde, on marie les autres, on emplit les heures et, le plus honnêtement du monde, on cherche à éblouir les passants dans le seul but de se prouver à soi-même qu'on est aimable et qu'on devrait être aimée. ”
