Ernest de Poyen

Résumé

Ernest de Poyen Hirondelles : poésies (1850)

Elles partent! Aussi bien, s'il fait froid ici, elles traverseront les mers. Le soleil n'est pas couché partout, et le ciel sourit toujours à quelque région dorée.
Allez donc, hirondelles du bon Dieu !
Et vous, pauvres vers boiteux que la Muse mensongère a comparés à des oiseaux, allez! Il est encore, il est toujours, sous l'horizon le plus sombre, des âmes sereines ; il est des cœurs où le Grand Artiste n'a point chaviré la palette, n'a point brouillé les couleurs pour faire du blanc et du noir un gris douteux, du bien et du mal, l'utile, de l'amour et de la haine, l'égoïsme.
Source : Gallica

Ernest de Poyen Hirondelles : poésies (1850)

Je veux chanter de Dieu la sagesse infinie, Qui des mondes régla la parfaite harmonie, Créa l'humanité !
Et je veux des humains chanter l'humble sagesse , Qui connut Dieu, disant : L'Être sera sans cesse, Ayant toujours été!
Chanter le firmament, le soleil, les étoiles , Et du cœur de chaque homme arrachant tous les voiles, Mettre à nu les méchants!
Dire du pur amour l'ineffable mystère, Et l'amour de la femme, et l'amour de la mère, Et l'amour des enfants!
Peindre des chauds climats les régions torrides ; Des monts aériens les aiglons intrépides, Essayant leur essor!
Source : Gallica

Ernest de Poyen Hirondelles : poésies (1850)

La nature jamais ne me parut si belle.
Le monde la portait, le Zéphir la baisait !
Ton regard, ô Soleil ! sur elle se posait !
Etoile de Vénus, entre toutes brillante, Pour elle, n'est-ce pas, ta lueur scintillante Amollit ses clartés ! Vous, nuages dorés, Etalez vos couleurs pour ses yeux adorés !
Bruits du char vaporeux de la Déesse blonde, Murmures éternels des forêts et de l'onde, Doux parfums de la fleur, et doux chants de l'oiseau, Voix du Ciel, de la Terre, et des vents, et du flot, Qu'en un concert divin votre sacré langage Apporte à mon amante un solennel hommage!
Source : Gallica

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