Théodore Braun

Élements biographiques

Portrait de Théodore Braun Théodore Braun,  A la ville et aux champs. 1827-1875 (1876)

“ Puis la jeunesse, âge où l'on a croyance Que le plaisir naît pour être éternel : Plus de ces bals où, devant le cortège Des prétendants à votre jeune coeur, Vous vous disiez : D'eux tous qui choisirai-je?... Ah ! mon Dieu ! quel malheur !
Sur mes rivaux j'emportai la victoire ;
Je puis le dire avec quelque fierté.
Dans cet assaut, qui ne fut pas sans gloire,
Seul votre époux sur la brèche est resté.
Ils vous aimaient, — vous voit-on sans le faire ? —
Mais leur amour du mien n'eut pas l'ardeur.
La tombe seule en moi le fera taire. :
Ah ! mon Dieu ! quel malheur !
”
Source : Gallica

Portrait de Théodore Braun Théodore Braun,  A la ville et aux champs. 1827-1875 (1876)

“ De bonheur il voit une aurore : L'aigle blanc n'est pas envolé ! Son aire a des aiglons encore !... Il est mort, le pauvre exilé !
Pour lui, sur la terre étrangère, D'espoir brille une autre chimère : Son coeur vers un coeur a volé !... Non, près d'une amante chérie Tu ne seras point appelé. Ne rêve ici qu'à ta patrie... Il est mort, le pauvre exilé !
Et point de réveil pour tes songes : Patrie, amour, pour toi mensonges ! Tu ne seras pas consolé ; Pour toi, banni, toujours l'orage ; Jamais un seul soir étoile ; Rien qui soutienne ton courage !... Il est mort, le pauvre exilé !
”
Source : Gallica

Portrait de Théodore Braun Théodore Braun,  Discours prononcés, le 13 décembre 1850… (1850)

“ Qui donc, Messieurs, n'eût pas succombé à tant de maux, à tant de chagrins, à tant de douleurs ?
M. DE TÛRCKHEIM y a trouvé sa consolation dans sa confiance en Dieu qui, là-haut, récompense ceux qui, ici-bas, ont suivi ses commandements. Il s'est éteint, entouré de sa famille. Chrétien dans la plus belle acception de ce mot, il est mort comme sait mourir le chrétien, comme sait mourir l'homme qui ne craint pas de comparaître devant son souverain Juge.
”
Source : Gallica

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