Oscar Massé

Résumé

Oscar Massé À vau-le-nordet

Toute la joie de se retrouver chez soi tient dans ce cri du cœur. Kebec, en effet, c’est la Terrasse. C’est là que s’est rendue la famille, comme en vigie, pour signaler le vaisseau qui ramène l’absent.
Oui, la Terrasse, c’est Kébec ! Elle n’a pas plus besoin d’une étiquette d’identification qu’il n’y a lieu de situer les Champs Élysées, le Lido, le Prater, le Broadway, la Promenade des Anglais, la Corniche, la Canebière, le Boardwalk et tant d’autres promenades fameuses encadrées d’un panorama grandiose, car, je le répète, il n’y a qu’une seule et unique Terrasse.
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Oscar Massé À vau-le-nordet

Au reste, je ne suis pas sûr qu’on s’entende sur la valeur du mot pris dans ce sens. Pour ma part, j’estime qu’il n’y a coquille que s’il résulte de l’erreur un mot drôle, un sens ou un contresens grotesque, un effet cocasse. À ce compte, la coquille a pour fonction propre, essentielle dirais-je, de provoquer le rire, dût-elle autrement scandaliser.
C’est ainsi, du reste, que l’entendait le Marquis de Bièvre qui n’était pas un sot. « La coquille, a-t-il écrit, c’est l’esprit qui « fiente » ! L’idée, pour triviale, est assez expressive.
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Oscar Massé À vau-le-nordet

Mais ça n’est que du vent nordet !
Pour un chapeau qu’il chipe, une jupe qu’il trousse,
Il écarte de nous miasmes et brouillard.
On rage et, justement, on rage plus qu’on tousse.
Ah ! madame, oubliez la perte d’un riflard,
Car où trouver un teint qui vaille votre mine
Que ce vent polisson lutine ?
Les arbres, à l’automne, ont la petite peur
Et frissonnent quand du nordet vient la rafale,
Mais c’est bien de plaisir et non pas de stupeur
Que chevrote sa voix de rouet qui brédale.
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