Mathurin Régnier,
Œuvres de Régnier
“ Qui rudes n’aymeront la lyre de la muse, Non plus qu’une viéle, ou qu’une cornemuse. Laisse donc ce mestier, et sage prens le soin De t’acquerir un art qui te serve au besoin. Je ne sçay, mon amy, par quelle prescience, Il eut de nos destins si claire connoissance Mais, pour moy, je sçay bien que, sans en faire cas, Je mesprisois son dire, et ne le croyois pas ; Bien que mon bon démon souvent me dist le mesme. Mais quand la passion, en nous est si extresme, Les advertissemens n’ont ny force ny lieu ; Et l’homme croit à peine aux parolles d’un Dieu. ”
