Maurice Barrès,
Adieu à Moréas
“ Adieu, Jean Moréas ! Adieu, grand poète des Stances et d’Iphigénie ! Le bûcher, comme tu l’as voulu, va consumer ta dépouille mortelle. Reçois le dernier salut des écrivains français qui t’entourent avec la plus affectueuse tristesse. Notre patrie n’oubliera jamais que tu voulus être l’un de ses fils ; elle s’apprête à recueillir ta fille glorieuse, Iphigénie, qu’une grande artiste, à ton chevet, a promis de conduire sur la scène où déjà Euripide et Racine ont fait paraître la vierge sacrifiée. Chacun pressent que de la minute où tu sembles t’anéantir, ta gloire va s’élancer plus haut. ”
