Rodolphe Bringer

Résumé

Rodolphe Bringer,  Floréal

“ Azalaïs était de toutes les soirées, de tous les garden-party, de tous les five-o’clock, de toutes les premières, de tous les vernissages, et partout on se pressait sur son passage et partout on l’adulait, on la fêtait, et nul ne se doutait que cette femme, d’une si grande beauté et d’une si pure élégance, n’était qu’une petite carabassaïre élevée dans une roulotte, et qui hier encore tournait la roue d’un vire-vire et faisait gagner des objets de porcelaine ou de cristal bien tintant. ”
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Rodolphe Bringer,  Floréal

“ Car vous pensez bien que la jeune Azalaïs n’osait pas avouer à son mari la cause de sa tristesse. C’est qu’elle l’aimait, son Jean des Sèbes, de toute la force de sa petite âme, et, le regardant du coin de l’œil, souvent elle se disait :
— Ah ! pourquoi est-il si riche, pourquoi est-il poète ? Comme nous aurions été heureux, dans une roulotte, à courir les votes, tous les deux !
”
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Rodolphe Bringer,  Floréal

“ Et Jean des Sèbes se fâcha.
— Vous êtes tous des brutes. Une seule chose compte dans la femme, la beauté. J’ai chez moi des bibelots rares qui me ravissent l’âme, des ivoires, des bronzes qui vous font pâmer d’aise, des tableaux devant lesquels on penserait à s’agenouiller ; il n’y a donc dans ma maison rien qui ne soit d’un art parfait, et vous voudriez que j’y amène une femme dont la laideur jurerait avec mes merveilles.
”
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