Charles de Pomairols,
Revue des Deux Mondes
“ Leurs longs efforts passés vers le Bien et le Beau ! Et notre cœur, d’eux seuls tenant sa vive flamme, Sa puissance d’aimer, le rythme dont il bat, Tous ses transports venus des élans de leur âme, Chérira les aïeux pour n’être pas ingrat ! LA RIVIÈRE DE L’AÏEULE Avant que votre grâce enchantât la famille, Du temps où souriaient vos jours de jeune fille, Aïeule si lointaine, ô fantôme charmant, Au logis paternel vous viviez doucement, Là, de l’autre côté de la calme rivière, Et vous alliez marcher près de l’eau coutumière Qui mirait dans ses flots vos atours d’autrefois. ”
