Maurice de Guérin,
Journal, Lettres et Poèmes
(1862)
“ La marche de Plexaure se plongea dans les forêts les plus déployées. Quand une océanide est touchée de sommeil, tandis qu'elle parcourt les mers, ses membres s'affaissent et prennent leur couche sur les flots ; elle a résigné la conduite de son voyage à l'inconstance des ondes. Flottante, on dirait de loin un mortel expiré; mais dans la vague qui l'emporte, elle est étendue avec la légèreté de la vie et son sein use d'un sommeil inspiré par l'Océan. ”
