Paul-Gabriel d’Haussonville

Paul-Gabriel d’Haussonville

Résumé

Portrait de Paul-Gabriel d’Haussonville Paul-Gabriel d’Haussonville Revue des Deux Mondes

C’est avec douceur qu’il la reprend. « Il faut éviter de vous laisser aller à la tristesse et à rabattement. Rien n’est plus nuisible à la santé du corps et de l’âme. Saint Paul dit que la joie et la paix sont les fruits de l’esprit de Dieu. Il y a en lui une plénitude qui chasse la mélancolie, comme le soleil levant chasse les ombres. Arrivez donc à la joie. C’est le grand signe de Dieu. Je vous le souhaite de tout mon cœur en partant. Vous êtes encore trop humaine et pas assez divine. C’est le reproche après le vœu. »
Une des souffrances de Mme de Prailly, c’était l’inégalité de sa ferveur.
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Un religieux n’a pas de prospérité à attendre ; je ne puis donc vous dire que je vous serai fidèle dans la prospérité, mais si grande que soit la paix de l’âme où je parvienne, votre souvenir y demeurera toujours. » Et onze ans après, il lui écrivait encore, non plus de Rome, mais de Toulon : « Dites-moi un peu vos pensées. Les miennes, malgré tant de courses, ne m’entraînent jamais loin de vous. Je suis comme l’hirondelle qui revient toujours, excepté quand la mort lui a coupé les ailes. »
Ce n’était pas à Lacordaire, c’était à Mme de La Tour du Pin que la mort devait couper les ailes.
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A peine dix-huit printemps ont-ils épanoui nos années que nous souffrons de désirs qui n’ont pour objet ni la chair, ni l’amour, ni la gloire, ni rien qui ait une forme ou un nom. Errant dans le secret des solitudes ou dans les splendides carrefours des villes célèbres, le jeune homme se sent oppressé d’aspirations sans but ; il s’éloigne des réalités de la vie comme d’une prison où son cœur étouffe, et il demande à tout ce qui est vague et incertain, aux nuages du soir, aux vents de l’automne, aux feuilles tombées des bois une impression qui le remplisse en le navrant.
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