Louis Bouilhet,
Œuvres de Louis Bouilhet
“ Je n’ai plus, dans la nuit, de troupe vagabonde Qui verse à mon sommeil ses rêves inouïs. L’odalisque est trop loin, la villa n’a pus d’hôte. Dans la chambre à Paris, l’amour n’est pas venu, Aucune femme encor, me suivant côte à côte, N’a soutenu mon pas, sur les chemins perdu. Pourtant j’ai rencontré la vierge au doux visage, La vierge aux cheveux blonds, qui n’a pas oublié. Toujours, j’ai vu son ombre, à l’heure du naufrage, Toujours son cœur fidèle, à mes destins lié. C’était vous ! c’était vous ! ô ma muse ingénue ! ”
