H. Rider Haggard

Élements biographiques

Portrait de H. Rider Haggard H. Rider Haggard,  Jess: Épisode de la guerre du Transvaal

“ «Laissez-moi regarder ce couteau, Jantjé.»
Il le mit dans la main de Jess.
«Il tuerait bien un homme, dit-elle.
—Oh, oui! Bien sûr, il en a tué plus d'un.
—Il tuerait bien Frank Muller, n'est-ce pas?» ajouta-t-elle, se penchant tout à coup vers lui et fixant ses grands yeux sombres sur ceux du Hottentot.
«Oui, oui», fit-il, en se reculant avec un tressaillement. «Il le tuerait net! Ah! que ce serait bon de le tuer! poursuivit-il, avec un rire sauvage.
—Il a tué votre père, Jantjé?
—Oui, oui, il a tué mon père», répéta Jantjé, dont les yeux commençaient à rouler avec fureur dans leur orbite.
”
Source : Gutenberg

Portrait de H. Rider Haggard H. Rider Haggard,  Jess: Épisode de la guerre du Transvaal

“ Elle resta muette et immobile, le regard fixé sur John. Il balbutia:
«Pourquoi avez-vous eu si peur pour moi?»
Elle ne répondit pas; il sembla au jeune homme qu'une puissance invincible le dominait. Tout disparut devant l'intensité surhumaine de ce regard qui ne le quittait pas. Bessie, honneur, promesse, tout fut oublié; le feu qui couvait, jaillit en flamme et il comprit qu'il aimait cette femme, comme jamais il n'avait aimé créature vivante. Si fort qu'il fût, il trembla comme une feuille devant elle et, d'une voix étranglée, il murmura:
«Jess! que Dieu me pardonne, car je vous aime!»
”
Source : Gutenberg

Portrait de H. Rider Haggard H. Rider Haggard,  Jess: Épisode de la guerre du Transvaal

“ «Est-ce vous, Jess?» cria-t-il de sa voix de stentor. «Seigneur! dans quel état!» ajouta-t-il, lorsqu'elle surgit de l'obscurité, sa robe ruisselante, collée à son corps frêle, ses mains ensanglantées par les roches, sa chevelure défaite lui couvrant les épaules et une partie du visage.
«Seigneur! dans quel état! répéta le vieillard. Mais, où avez-vous été, Jess? Le capitaine est allé vous chercher avec les Cafres.
—J'étais allée dessiner à la Gorge aux Lions et j'ai été surprise par l'orage. Laissez-moi passer, mon oncle; j'ai hâte de changer de vêtements. La nuit est froide.»
”
Source : Gutenberg

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