A. Job

Résumé

A. Job L'homme à Toinon (1883)

La pauvrette n'était guère habituée à une telle explosion d'amitié.
– Ah ! mais, je n'en reviens pas... ah ! mais, tu m'as cassé les bras et les jambes, avec ton : J'ai une place. Tu ne m'aimes donc pas, Toinette ?
– Mais si, madame Tampon.
– Eh bien, tu aurais dû oublier ce que nous avons dit, comme je l'avais oublié moi-même. Et Polyte, tu crois qu'il s'arrangerait de ton départ, lui ?...
– M. Hippolyte...
– Oui... enfin, je sais ce que je dis... Toinon, si tu m'aimes, ne me parle plus de t'en aller ; ne m'en parle jamais, entends-tu bien ? et embrasse-moi.
– Ah ! oui, madame Tampon.
Source : Gallica

A. Job L'homme à Toinon (1883)

L'assassin !... exclama madame Tampon, soulevée de sa chaise comme par un mouvement convulsif.
Elle seule avait reconnu son fils.
– Polyte !... dit Toinon atterrée.
– Pap... murmura Églantine, mais la voix expira sur ses lèvres.
– L'assassin !
– De quoi ! de quoi !. exclama Polyte ; assassin !... Ah ! çà, la mère, tu ne connais donc pas c'te vieille loi ? J'ai fait ma peine, c'est-à-dire que l'Empereur, un zig, celui-là, m'a gracié, ce qui revient au même. Je suis blanc comme neige à présent, entends-tu ? Et nom de nom ! personne n'a le droit de me parler plus haut que le nez !... ah !
Source : Gallica

A. Job L'homme à Toinon (1883)

Comment peux-tu croire qu'Églantine doive le jour à un tel monstre !...
– Que me dites-vous là...
– Églantine est la fille de M. Raoul d'Avrimont !...
– Elle le sait ?
Toinette blêmit. Son exaltation tomba tout d'un coup ; c'est le regard suppliant, les mains jointes, qu'elle continua :
Marcel... sois bon jusqu'au bout... non... et ne le lui dis pas. Je n'ai que l'amour, que le respect de ma fille, ne détruis point ces sentiments qui font tout mon bonheur ici-bas... ou attends que je sois morte... que je ne puisse plus rougir devant elle... non... plutôt jamais...
Source : Gallica

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