André Bertera,
L'amoureuse de maître Wilhelm…
(1880)
“ Parfois, un homme entrait, cravaté d'un cordon d'ordre moiré, grave, ganté de paille, la mine défaite, grimaçant un sourire affable. L'aveugle, sa partie achevée, s'était mis debout derrière Zanetta, dans un angle, sous le rideau de velours à crépines d'or de la scène. L'intermède vocal commençait : une femme brune, un peu boulotte, s'était avancée, avec un regard en rond dans la salle, où le vacarme s'apaisait. Après un prélude au piano, quelques accords plaqués, elle chanta, d'une voix chaude et vibrante, l'air connu de Martini sur des paroles italiennes. ”
