Gland (botanique)

Définition et enjeux

Paul Fliche,  Manuel de botanique forestière… (1873)

“ Le gland est un fruit sec, indéhiscent, à péricarpe mince, enveloppé plus ou moins complètement par un involucre accrescent et provenant d'un ovaire soudé au calice. Ce fruit est celui de plusieurs essences forestières dont quelques-unes comptent parmi les plus importantes. Nous allons le décrire pour chacun des genres les renfermant.
Chez les hêtres, les glands, au nombre de deux normalement, renfermant chacun une seule graine, sont complètement enveloppés par un involucre qui, pour cette raison, est dit péricarpoïde, qui est déhiscent à la maturité et recouvert d'épines simples.
”
Source : Gallica

Charles de Franciosi,  Lettres à Mme Z. L. sur la botanique (1868)

“ Les temps modernes fournissent un pareil exemple de détresse. En France, lors de la disette de 1709, les malheureux furent obligés d'avoir recours à cette chétive ressource. Réduit en farine et converti en un pain grossier, le gland fut alors un objet de consommation considérable.
Il ne faut pas en effet, mesdemoiselles, juger le fruit du chêne d'après ce gland âcre que vous avez cueilli parfois au bord des grands chemins des bois. On trouve en Grèce, en Asie-Mineure, dans les montagnes de l'Atlas, un gland doux, assez semblable aux châtaignes.
”
Source : Gallica

Ernest Germain de Saint-Pierre,  Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'étude de la botanique… (1852)

“ Le fruit est entouré à sa base d'une cupule ligneuse, résultant de l'accrescence de l'involucre composé de folioles imbriquées qui renfermait la fleur. — La structure de la noisette a beaucoup d'analogie avec celle du gland.
Glandes, Glandulœ. Les glandes sont des organes de nature cel-
luleuse doués de la propriété de sécréter des liquides particuliers qui ne se rencontrent point dans les autres parties de la plante.
”
Source : Gallica

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