E. Grimard, Essais de Physiologie végétale
“ Le chêne n’est pas seulement fort et opiniâtre, il est encore, et ce n’est qu’une conséquence naturelle, l’image de la concentration la plus obstinée. Nulle expansion, nulle révélation de lui-même. Certains végétaux se manifestent de loin et vont comme au-devant du visiteur auquel ils envoient leurs arômes. Chez celui-ci c’est l’écorce, chez tel autre le feuillage, chez un plus grand nombre encore ce sont les fleurs ou les fruits qui, par l’odeur, la couleur ou l’éclat, attirent le regard et subjuguent l’attention. Rien ne transpire de l’impassible tronc du chêne. ”
