E. Grimard

Élements biographiques

E. Grimard,  Essais de Physiologie végétale

“ Pour vivre d’une vie complète et soudaine, la plantule devrait puiser dans l’une et dans l’autre, aspirer là-haut des fluides aériformes, pomper là-bas des alimens plus substantiels : il lui faudrait des feuilles et des racines, et c’est à peine si ses racines ont pu s’enfoncer dans la terre, c’est à peine surtout si l’extrémité de sa tigelle a commencé à verdir au contact de l’atmosphère. La situation de notre petit chêne serait donc fort précaire, si la nature n’avait pourvu au danger de ce moment critique par le plus merveilleux des expédiens. ”
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E. Grimard,  La Sensibilité des Végétaux

“ La vie, en un mot, n’éclaire-t-elle pas de quelque pâle lueur les régions froides où s’agglomèrent d’inertes molécules ? On ne le sait, et toute réponse est impossible dans l’état présent de la science.
Quoi qu’il en soit, nous pouvons dès maintenant affirmer que deux manifestations antithétiques paraissent se partager le cercle entier de la création : ce sont le mouvement et l’immobilité. Le mouvement, c’est la vie ; l’immobilité, c’est la mort ou tout au moins l’inertie de l’être qui n’a pas encore vécu.
”
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E. Grimard,  Essais de Physiologie végétale

“ Le chêne n’est pas seulement fort et opiniâtre, il est encore, et ce n’est qu’une conséquence naturelle, l’image de la concentration la plus obstinée. Nulle expansion, nulle révélation de lui-même. Certains végétaux se manifestent de loin et vont comme au-devant du visiteur auquel ils envoient leurs arômes. Chez celui-ci c’est l’écorce, chez tel autre le feuillage, chez un plus grand nombre encore ce sont les fleurs ou les fruits qui, par l’odeur, la couleur ou l’éclat, attirent le regard et subjuguent l’attention. Rien ne transpire de l’impassible tronc du chêne. ”
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