Félix-Archimède Pouchet

Élements biographiques

Portrait de Félix-Archimède Pouchet Félix-Archimède Pouchet L'univers : les infiniment grands et les infiniment petits (1865)

Et notre soleil, avec tout son cortége de satellites, est lui-même jeté comme une étoile errante dans l'océan des mondes, où il forme le point central de cette poussière stellaire que l'on appelle Voie lactée.
Cet astre flamboyant, selon la belle métaphore de Théon de Smyrne, est le cœur de l'univers, vivifiant tout par ses battements. Tout autour de lui, disséminées dans l'immensité, les étoiles animent majestueusement la voûte céleste. Leur éclat, l'éblouissant spectacle
qu'elles étalent à nos yeux, pénètrent l'âme d'humilité et d'anéantissement.
Source : Gallica

Portrait de Félix-Archimède Pouchet Félix-Archimède Pouchet L'univers : les infiniment grands et les infiniment petits (1865)

Dans de délicieux vers, Lamartine a peint l'existence éphémère du papillon, et cette merveilleuse poussière qui colore ses ailes : Naître avec le printemps, mourir avec les roses, Sur l'aile du zéphyr, nager dans un ciel pur Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses, S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur, Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes, S'envoler, comme un souffle, aux voûtes éternelles, Voilà du papillon le destin enchanté : Il ressemble au désir qui jamais ne se pose Et, sans se satisfaire, effleurant toute chose, Retourne enfin au ciel chercher la volupté.
Source : Gallica

Portrait de Félix-Archimède Pouchet Félix-Archimède Pouchet L'univers : les infiniment grands et les infiniment petits (1865)

Rien ne fait encore supposer le splendide spectacle qui va s'offrir à nos yeux.
Vers huit heures et demie, au moment où l'obscurité
se répand sur la terre, tout à coup, la fleur du Cactus étale ses mille lanières aurores et blanches, et sa couronne de cinq cents étamines s'agite et frémit autour du pistil; puis, de la vaste excavation de sa corolle s'exhale un parfum de vanille qui embaume toute la serre.
Cependant une telle exubérance de vie n'est que bien éphémère. Un bouton de deux pouces de tour s'est transformé en une fleur d'un pied de circonférence.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature