Joseph-Émile Poirier, Les arpents de neige
“ Quand comptes-tu prendre le chemin de Batoche ? — Aussitôt que possible... — Bon ! je serai de retour avant le coucher du soleil. L’éclaireur se retira, et Dumont ne tarda pas à entendre les pas du cheval qui s’éloignait. — Le général Middleton en a assez pour l’instant, c’est clair ! murmura-t-il, les yeux fixes comme un homme qui suit sa pensée. Mais, dans huit jours ou dix jours, il faudra que les Bois-Brûlés veillent au grain... D’« icite » à ce temps-là, on n’a qu’à se préparer pour les recevoir comme ils méritent. Un ronflement sonore interrompit son soliloque. ”
