Philippe d'Artevelle

Définition et enjeux

Julius Firmicus Maternus Les chroniques de Sire Jean Froissart… (1879)

Quand Philippe d'Artevelle et ses compagnons rentrèrent en Gand, moult grand'foison de menu peuple qui ne désiraient que paix furent moult réjouis de leur venue, et cuidoient avoir et ouïr bonnes nouvelles. Si vinrent à rencontra de lui; et ne se purent abstenir que ils ne lui demandassent en disant : « Ha, cher sire Philippe d'Artevelle ! réjouissez-nous , dites-nous comment vous avez exploité. » A ces paroles et demandes ne répondoit point Philippe d'Artevelle; mais passoit outre et baissoit la tète; et plus se taisoit, et plus le suivoient et lepressoient d'ouïr nouvelles.
Source : Gallica

Portrait de Jean Froissart Jean Froissart Les Chroniques de Sire Jean Froissart

« Tant que pour le présent vous ne pouvez passer, car le roi de France est à Yppre ; et tout le pays d’ici jusques à là est tourné devers lui : temprement nous aurons autres nouvelles ; car on dit que Philippe d’Artevelle met ensemble son pouvoir pour venir combattre le roi ; et là verra-t-on qui aura le meilleur. Si les Flamands sont déconfits, vous n’avez que faire en Flandre ; si le roi de France perd, tout est nôtre. » — « C’est vérité, » ce répondit le chevalier anglois.
Ainsi se demeurèrent à Calais les bourgeois de Gand et messire Guillaume Firenton.
Source : Wikisource

L'Histoire de France racontée par les Contemporains…

Et avoient soixante archers anglois qui s'étoient emblés de leurs gens de Calais pour venir prendre greigneur profit à Philippe; et avoient laissé en leur logis ce de harnois qu'ils avoient, malles, lits et toutes autres ordonnances, hormis leurs armures, chevaux, charrois et sommiers, femmes et varlets. Mais Philippe d'Artevelle avoit son page monté sur un coursier moult bel de lès lui, qui valoit encore pour un seigneur cinq cents florins
Source : Gutenberg

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