Étienne Hervier

Élements biographiques

Étienne Hervier,  Fatime, ou les Soirées du génie Azaël… (1846)

“ Et la bonne Zaïde obéit en silence.
L'arme au poing, l'oeil en feu, le marabout s'élance
A travers le dédale et bientôt, au vallon,
Zaïde, qui le suit, entend siffler du plomb.
Osman tombe.... Koreb, enivré de sa gloire, Ne songe pas d'abord au prix de la victoire; Mais, en voyant Fatime, un murmure du coeur Lui dit : « Elle est à moi ! ne suis-je pas vainqueur? »
La vengeance est toujours un fardeau qui nous pèse.
La djénoune pâlit, mais sa haine s'apaise
Et, quittant le vallon, elle dit à son tour :
« La colombe est à lui ! n'est-il pas un vautour? »
”
Source : Gallica

Étienne Hervier,  Fatime, ou les Soirées du génie Azaël… (1846)

“ Lhia qui le soupçonne, S'effraie à tant d'audace et son coeur en frissonne. Qu'importe une victoire à l'égoïste amour, Si le guerrier qu'on aime y doit perdre le jour ! Lhia trompe Abdénore et bientôt le sépare De l'intrépide goum qui, sans guide, s'égare ; Et le fils de Casem, par ses soins, est conduit, Dans un ravin où règne une profonde nuit. Lentement descendu par des pentes rapides, Il ne voit point un lac dont les ondes limpides Semblent alors dormir, sous l'élégant couvert Des saules qui, sur lui, tendent leur dôme vert. ”
Source : Gallica

Étienne Hervier,  Fatime, ou les Soirées du génie Azaël… (1846)

“ Son frère, qui le voit, en conçoit des alarmes. Elle ne répond rien, s'il cherche à lui parler; Elle baisse les yeux, s'il veut la consoler; Et s'il pleure avec elle, un douloureux sourire Révèle, à son insu, ce qu'elle n'ose dire.
FATIME.
Oh! quel fatal secret!.... c'est en vain que le coeur Oppose le remords à son fatal vainqueur; L'amour est triomphant et le raïs devine Les funèbres accords de la harpe divine.... Laissera-t-il mourir celle qui si longtemps De sa tendre harmonie endormit son printemps ! Peut-elle résister à ce dernier orage !
”
Source : Gallica

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