Xavier Marmier,
Les fiancés du Spitzberg (Nouvelle édition…
(1880)
“ En faisant cette réflexion, il leva les yeux sur Carine et, à voir la sérieuse fixité avec laquelle il la regardait, on eût dit qu'il se demandait s'il pourrait renoncer à ses rêves aventureux, pour suivre, pas à pas, avec elle, un des humbles sentiers de la vie. Mais elle ne vit point ce regard du lieutenant ; elle cheminait en silence à côté du docteur, la figure à demi voilée par les plis de son châle. Dans sa pudique placidité, elle ressemblait à cette image gracieusement dépeinte dans les chants serbes, à l'image de Militza. ”
