Gustave de Parseval-Deschesnes, Deux épaves (1883)
“ Non, tout ceci n'est qu'un rêve ; la tombe ne nous rend pas ceux qu'elle nous a enlevés. Les temps sont bien changés, et cependant la réalité m'a pour un moment rendu l'illusion du passé. Le rideau de verdure d'une des fenêtres s'est vivement entr'ouvert à mon approche (je n'étais pas attendu) sous l'effort d'une main preste; une tête s'est montrée, un regard vif et rapide a traversé l'espace, puis un cri joyeux a retenti. Des pas légers ont descendu les marches, traversé les corridors mystérieux, et Navah est accourue au-devant de moi. ”
