Georges Spitzmüller

Résumé

Georges Spitzmüller Épisodes de la vie d'un 400 (1918)

La découverte et la possession de la fusée impliquent un autre avantage : celui d'avoir un trophée intéressant, riche en cuivre dont on fera des encriers ou des presse-papier, et en aluminium où d'habiles sculpteurs de la tranchée sertiront des bagues.
Le lieutenant Raymond arrivait au bord de l'entonnoir.
C'était un trou de sept à huit mètres de diamètre supérieur, et d'une profondeur de quatre environ.
Bouleversement énorme, quand on songe que le gros projectile venait de le creuser dans le terrain rocheux- presque rocher complet — qui compose le glacis du fort de la Justice, à Belfort.
Source : Gallica

Georges Spitzmüller Épisodes de la vie d'un 400 (1918)

Et la moto partit avec son clac-clac de mitrailleuse, tandis que le lieutenant Raymond s'absorbait, réglette et rapporteur en mains, dans les calculs qui devaient lui donner ses nouveaux éléments de tir.
Le viaduc de Dannemarie avait une histoire. de guerre.
Au début de la campagne en Alsace, le génie français le fit sauter un beau matin de septembre.
C'était à l'époque critique où l'arme offensive vacillait entre nos mains; où nos régiments évacuaient Mulhouse un moment reconquise; où nous dûmes céder à la pression soudaine de troupes formidablement supérieures en nombre.
Source : Gallica

Georges Spitzmüller Épisodes de la vie d'un 400 (1918)

La saucisse, alimentée par le caporal-tubes et les hommes flexibles, venait de prendre son P. D. D. M. (lisez : petit déjeuner du matin) consistant en quelques tubes d'hydrogène.
La visibilité était bonne, avait déclaré le perce-brume; ainsi est désigné un jeune aspirant d'artillerie, élève observateur qui est chargé de « voir si on peut voir ».
Or, celui-ci, monté à deux cents mètres, avait pu lire l'heure au clocher de la grande église de Mulhouse.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature