G. de Graffigny

Résumé

G. de Graffigny La saucisse infernale (1918)

C'est haut, trois mille mètres!.
Il est impossible de sonder du regard, du haut de la nacelle d'un ballon ou de la carlingue d'un avion, les effrayantes profondeurs atmosphériques sans être parcouru de la tête aux.
pieds par un frisson d'angoisse à la pensée d'une chute dans cette immensité. Chavaroc était un soldat, un cœur intrépide, « un vrai poilu » ainsi que l'avait hautement déclaré le pointeur Planchut.
Source : Gallica

G. de Graffigny La saucisse infernale (1918)

Le « trommelfeuer », comme l'appellent les Boches, était déchaîné, et, en même temps, des fusées de signaux de toutes les couleurs s'élevaient dans les airs pour s'épanouir en gerbes ou en étoiles aussi brillantes qu'un arc voltaïque et, suspendues à un léger parachute, illuminaient quelques instants le sol où crépitait une fusillade ininterrompue. L'espace était sillonné d'éclairs continuels, dus aux explosions d'obus et aux coups de départ des canons de tout calibre tirant sans arrêt.
— C'est égal!. ça chauffe tout de même dur cette nuit, hein, lieutenant?.
Source : Gallica

G. de Graffigny La saucisse infernale (1918)

De nombreux aéros sillonnaient le ciel au-dessus des troupes aux prises, mais trop éloignés pour que l'on pût distinguer leurs couleurs. Tout d'un coup, l'un de ces appareils, un avion de chasse rapide, descendit comme un faucon du haut des nues pour entourer d'une orbe immense les « saucisses » en station le long de la ligne française.
Le sous-lieutenant d'artillerie posa sa jumelle et examina attentivement l'avion. Dans un virage à toute allure, celui-ci passa à sa hauteur et à moins de cent mètres de distance.
Source : Gallica

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