Résumé

Portrait de François Arago François Arago Lettre de M. Arago, du 17 juillet 1833…

La ville de Paris, malgré son immense population , malgré ses 80,000 gardes nationaux, serait livrée, sans aucun moyen de résistance , aux caprices de quelques milliers de soldats ; qu'il n'y aurait aucun quartier où les bombes, les obus, les boulets ne pussent porter la destruction et l'incendie ; que, sans en venir à de telles extrémités, les garnisons des citadelles pourraient réduire Paris, eu arrêtant les approvisionnemens au passage, en interceptant toute communication avec la campagne
Source : Gallica

Portrait de François Arago François Arago Lettre de M. Arago, du 17 juillet 1833…

Dès que l'anonyme sera levé , je m'empresserai de suivre le conseil qu'on me donne, dussé-je, comme j'en courrais dit-on la chance, trouver dans mon futur professeur l'officier qui, naguère, me priait de discuter, pour son usage, des observations diverses de portées d'obus dont il n'avait pas su trouver la loi.
L'étonnement dont certaines personnes paraissent saisies quand on leur ditque les Parisiens se verraient avec un vif déplaisir entourés d'une multitude de citadelles, est vraiment risible.
Source : Gallica

Portrait de François Arago François Arago Lettre de M. Arago, du 17 juillet 1833…

L'officier anonyme d'artillerie, je dois en convenir, n'a pas été aussi malavisé. Il sait très bien, lui, que tous les résultats consignés dans mes lettres sont exacts ; que tous les forts projetés, quant à la distance, auraient action sur les quartiers les plus populeux de la capitale. Seulement, à cause du grand éloignement, les boulets, suivant lui, ne feraient aucun mal !
Admirez, je vous prie, la gradation ! D'abord les projectiles pleins n'arrivaient point, maintenant ils arrivent; mais ils ne sont pas dangereux.
Source : Gallica

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