Léon Laroche, Haïti, une page d'histoire, par Léon Laroche… (1885)
“ La fin de Miragoane demeure une tâche sanglante pour le gouvernement du président Salomon. C'est en vain qu'on invoque des raisons d'État, qu'on se retranche derrière la nécessité de faire un exemple ; les héroïques compagnons de Boyer-Bazelais ne pouvaient être assimilés à des pirates. Ils n'avaient commis aucune déloyauté, aucune félonie. Soldats malheureux, ils méritaient les égards dus aux prisonniers de guerre. C'étaient de ces adversaires qu'on s'honore en respectant. De quel profit est leur mort? De quelle utilité, au contraire, leur vie épargnée n'eût-elle été pour la patrie! ”
