Résumé

Paul Charpentier Une Maladie Morale: Le mal du siècle

«A vingt-trois ans, je suis cruellement désabusé de toutes les choses de la terre, et je suis entré dans un grand dédain du monde et de moi-même, car j'ai vu qu'il n'y avait qu'affliction dans la nature et que le cœur de l'homme n'était qu'amertume.» Son chagrin, d'ailleurs, est le plus souvent calme; il ne s'arrête pas à la tentation du suicide, et, s'il forme quelque vœu d'amour désespéré, il l'oublie vite. Il vit le plus souvent seul avec la nature.
Source : Gutenberg

Paul Charpentier Une Maladie Morale: Le mal du siècle

D'où vient, dit-il, que mon cœur est prêt à se briser? C'est que tout m'abandonne, le passé comme l'avenir; c'est que je me réveille d'un songe décevant de bonheur, et que je retrouve en moi «mes ennuis languissants et mes délires vains.» A son retour d'Amérique, il manifeste contre la société une aversion profonde: «La société! s'écrie-t-il; moi qui ne vaux rien que seul et inconnu, moi qui n'aime et qui n'aimerai peut-être plus jamais que la solitude et le sombre plaisir d'un cœur mélancolique!»
Source : Gutenberg

Paul Charpentier Une Maladie Morale: Le mal du siècle

«Le mal-être d'abord assez resserré a gagné rapidement; ma tête se dessèche. Comme un arbre qui se couronne, je sens, lorsque le vent souffle, qu'il passe dans mon faîte à travers bien des branches dépéries.» Ainsi son intelligence est pour lui la source de tourments qui se renouvellent et se diversifient à l'infini, tourments vagues, souvent indéfinissables, mais à coup sûr, cruels. Il en est de même de son cœur.
Par une funeste infirmité, déjà souvent observée dans le cours de ce travail, il ne sait pas saisir le bonheur qui s'offre à lui, il ne jouit que par l'imagination.
Source : Gutenberg

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