“ Que sur toutes les faces se dessine le rictus de la joie. C’est le jour du mensonge officiel, de l’hypocrisie sociale, de la charité pharisienne. C’est le jour du truqué et du faux, c’est le jour du vernis et du convenu. Les faces s’illuminent et les maisons s’éclairent ! Et l’estomac est noir et la maison est vide. Tout est apparat, tout est façade, tout est leurre, tout est tromperie ! La main qui serre la vôtre est une griffe ou une patte. Le sourire qui vous accueille est un rictus ou une grimace. Le souhait qui vous reçoit est un blasphème ou une moquerie. ”
Albert Libertad
Élements biographiques
Albert Libertad (1875-1908), figure centrale de l’anarchisme individualiste français, incarne la révolte contre les structures étatiques et capitalistes. Militant passionné, il fonde en 1905 le journal L’Anarchie, devenu un fondement du mouvement libertaire, et s’engage dans la propagande par l’acte, alliant discours percutant et action directe.
Son œuvre, marquée par des textes comme Le Criminel ou À la conquête du bonheur, critique l’emprise de l’État, la militarisation et la soumission sociale, prônant une émancipation individuelle et collective. Son combat, à la fois poétique et subversif, résonne dans la lutte pour un monde débarrassé des hypocrisies et des violences du système.
Citations de Albert Libertad
Albert Libertad,
À la conquête du bonheur
“ La vie, c’est la lutte constante, c’est le travail, le mouvement perpétuel. La vie c’est le bonheur. Diminuer l’intensité de la vie, c’est diminuer l’intensité du bonheur... C’est une fausse conception du bonheur qui empêche les hommes de pouvoir l’atteindre. Ils se plaisent à le placer où il ne se trouve pas. La déception, si cruelle soit-elle, ne les empêche pas de suivre à nouveau les mêmes errements, les mêmes sottises. ”
Albert Libertad,
Le travail antisocial et les mouvements utiles
(1909)
“ On a vu l'aristocratie des intellectuels à Athènes, l'aristocratie des beaux et des forts à Sparte, l'aristocratie des prêtres à Jérusalem, l'aristocratie des guerriers en Europe moyenageuse ; on voit maintenant, sans voile et sans hypocrisie, l'aristocratie des gueules, des estomacs et des ventres, l'aristocratie des oisifs. L'oisif ne possède pas quelque richesse que l'humanité lui achète chèrement ; il n'est pas le plus beau, le plus fort, le plus instruit, le plus courageux, il est celui qui consomme et cela lui suffit pour être le maître de ceux qui produisent. ”
Albert Libertad,
Le Bétail patriotique
“ L’armée, c’est la revanche de la foule contre l’individu, du nombre contre l’unité. L’armée ce n’est pas l’école du crime ; l’armée ce n’est pas l’école de la débauche, ou si elle est tout cela, c’est bien le moindre de ses défauts ; l’armée c’est l’école de la veulerie, c’est l’école de l’émasculation. ”
Albert Libertad,
Le Libertaire
“ La dignité de la femme, son libre choix, en ces temps barbares, n’étaient pas plus respectés que la dignité et la liberté humaine. La beauté, la grâce, la jeunesse des femmes pauvres étaient achetées par les bien-vêtus, les riches. Nul de leurs goûts n’était respecté et les plus vieux, les plus laids à fourrures avaient, presque pour un morceau de pain, les plus jeunes et les plus jolies femmes. ”
“ La Chine est encore à la même étape qu’il y a des milliers d’années parce qu’elle a conservé aux morts la première place au foyer. Le mort n’est pas seulement un germe de corruption par suite de la désagrégation chimique de son corps, empoisonnant l’atmosphère. Il l’est davantage par la consécration du passé, l’immobilisation de l’idée à un stade de l’évolution. Vivant, sa pensée aurait évolué, aurait été plus avant. Mort, elle se cristallise. Or, c’est ce moment précis que les vivants choisissent pour l’admirer, pour le sanctifier, pour le déifier. ”
“ Tu es un danger pour nous, hommes libres, pour nous, anarchistes. Tu es un danger à l’égal des tyrans, des maîtres que tu te donnes, que tu nommes, que tu soutiens, que tu nourris, que tu protèges de tes baïonnettes, que tu défends de ta force de brute, que tu exaltes de ton ignorance, que tu légalises par tes bulletins de vote, — et que tu nous imposes par ton imbécillité. C’est bien toi le Souverain, que l’on flagorne et que l’on dupe. ”
Albert Libertad,
Le travail antisocial et les mouvements utiles
(1909)
“ Alors que les hommes dirigent le soc péniblement sur la terre dure, ils fabriquent des canons, des fusils pour tuer les laboureurs ; alors que des hommes habitent des cabanes ou des logements insalubres, ils bâtissent des forts et des redoutes où ne s'abrite nulle famille. Alors, alors... mais la liste des gestes de mort serait longue et fastidieuse. Le travail de mort occupe plus d'hommes que le travail de vie. L'armée est un chancre douloureux qui vit sur l'organisme humain, et les pansements nécessités dépensent plus d'énergie que l'entretien de tout le reste du corps. ”
Albert Libertad,
Le Bétail patriotique
“ L’armée, dont la caserne est le local, vient achever cette œuvre d’annihilation de l’individu. L’homme de vingt ans a cette virilité généreuse qui lui permet de s’employer au développement d’une idée. Il n’a pas les entraves de l’habitude, les affadissements du foyer, le poids des années. Il peut pousser sa logique jusqu’à la révolte. Il a, en lui, la sève prête à faire éclater les bourgeons et éclore les fleurs. Au détour de la route, on lui tend le traquenard de la Patrie, le piège de l’Armée, la souricière de la Caserne. ⁂ ”
Albert Libertad,
À la conquête du bonheur
“ Disons-le vite, ni les uns ni les autres ne l’atteignent, ou plutôt ni les uns ni les autres n’atteignent le bonheur sous la forme éthérée que les hommes se sont plu à lui donner. Il reste sur nos épaules le poids des conceptions religieuses et mythiques des siècles premiers. Nous voyons le bonheur comme un état béat, de félicité complète dans lequel nous voguerons sans aucun souci, sans aucun travail, sans aucun effort dans le sein de dieu, dans sa pure contemplation. ”
Albert Libertad,
Le Bétail électoral
“ Ce qui nous importe, c’est qu’entraînés par le poids du nombre nous roulons vers le précipice où nous mène l’inconscience du troupeau. Nous voyons le précipice, nous crions « Casse-cou ! » Si nous pouvions nous dégager de la masse qui nous entraîne, nous la laisserions rouler à l’abîme ; pour ma part même, le dirai-je ? je crois bien que je l’y pousserais. Mais nous ne le pouvons pas. Aussi devons-nous être partout à montrer le danger, à dévoiler le bonimenteur. Ramenons sur le terrain de la réalité le bétail électoral qui s’égare dans les sables mouvants du rêve. ”
“ Nous nous plaisons à savoir que nous donnons, selon nos forces et dans le sens que nous croyons le meilleur, tout ce que nous pouvons donner. Nous croyons à une constante évolution, nous savons donc qu’il n’y a pas de but. Il nous suffit d’aller toujours devant nous, toujours dans le bon chemin. Et que les meutes aboient après nous, que nous soyons les fous, les mauvais, que la majorité se dresse sur notre passage, que l’atavisme, l’hérédité veuillent imposer leurs lois comme inéluctables, que le milieu se défende âprement, que le but soit loin, très loin, il ne saurait nous importer. ”
Albert Libertad,
Le Libertaire
“ Quand les loqueteux se montraient trop entreprenants, des hommes habillés tous de même sorte, bien chaudement, les rudoyaient et les chassaient des larges voies ; quelquefois même ils les emmenaient après leur avoir mis des chaînes aux mains. Et il y avait, en même temps, si peu d’humanité, si peu de respect de la dignité humaine, que les gens bien vêtus faisaient cercle et jetaient des lazzis aux pauvres hères ainsi traités, et que les mal-vêtus courbaient la tête, effaçaient leurs épaules, tâchant de faire oublier leur crime d’être pauvres en acquiesçant aux actes des hommes en uniforme. ”
Albert Libertad,
Le Syndicat ou la mort
“ Le syndicat est pour le moment le dernier mot de l’imbécillité en même temps que de la férocité prolétariennes. Ce nouveau système d’entr’égorgement se propage dans le monde des travailleurs. Et l’empressement des pouvoirs publics ou des puissances privées à n’y opposer que d’hypocrites résistances, est d’une logique parfaite. Les syndicats disciplineront plus fortement qu’elles ne l’ont jamais été les armées du Travail et les feront bon gré mal gré, de meilleures gardiennes encore du Capital. ”
Albert Libertad,
Le travail antisocial et les mouvements utiles
(1909)
“ Parlez contre l'armée, soyez antimilitaristes, criez contre l'envoi de soldats aux grèves, ô femmes dont le ventre s'ouvre pour laisser tomber des petits pioupious ; ô ouvriers qui confectionnez la livrée tissez les galons, fabriquez le fusil, bâtissez la caserne, construisez le vaisseau de guerre et qui touchez la prime, participez aux bénéfices dans la confection des torpilles, vos cris à tous, sont d'hypocrites manifestations. C'est vous, vous les ouvriers, qui fabriquez la matière vivante et la matière traitée pour vous tuer mutuellement. ”
“ J’ignore le tout que je ne peux concevoir, c’est moi que je regarde et il y a disparition ou plutôt non assimilation de force à mon détriment lors d’un suicide partiel ou d’un suicide complet. La mort est la fin d’une énergie humaine, comme la dissociation des éléments d’une pile est la fin de l’électricité qu’elle dégageait, comme la dissociation des fils d’un tissu est la fin de la force de ce tissu. La mort est la fin de mon « moi », c’est plus qu’une transformation. ”
“ Si des langues intéressées pourlèchent ta fiente royale, ô Souverain ! Si des candidats affamés de commandements et bourrés de platitudes, brossent l’échine et la croupe de ton autocratie de papier ; Si tu te grises de l’encens et des promesses que te déversent ceux qui t’ont toujours trahi, te trompent et te vendront demain : c’est que toi-même tu leur ressembles. C’est que tu ne vaux pas mieux que la horde de tes faméliques adulateurs. C’est que n’ayant pu t’élever à la conscience de ton individualité et de ton indépendance, tu es incapable de t’affranchir par toi-même. ”
Albert Libertad,
À la conquête du bonheur
“ Nous cherchons le bonheur, et il suffit du rire d’une femme (ou d’un homme, selon les sexes) pour qu’il soit de longtemps chassé d’auprès de nous. Nous appuyons notre bonheur sur les sables les plus mouvants, sur les terres les plus friables, le long des océans, et nous crions quand il s’en va, emporté par le retour de la vague ou par la mobilité du sol. Nous bâtissons des châteaux de cartes que le moindre souffle peut détruire et nous disons ensuite : « Le bonheur n’est pas de cette terre. » ”
Albert Libertad,
Le Libertaire
“ Le gibier lâche de misère se dispersa sans murmures, abandonnant aux chiens d’église le vagabond audacieux qu’on remit aux agents. Et comme le prisonnier revendiqua non seulement son acte de révolte mais parla d’autres révoltés, la prison s’est ouverte et fermée sur lui. Le tribunal statuera sur le cas de ce criminel, dont il faut espérer qu’on va débarrasser la Société pour au moins quelques temps ! Elle est haute et, paraît-il, solidement perchée, votre grande machine du Sacré-Cœur. La haine monte plus haut et détruit plus solide. ”
Albert Libertad,
Le travail antisocial et les mouvements utiles
(1909)
“ Les hommes font des gestes de mort. C'est une obsession tragique. Mais, à certaines heures, l'obsession devient horrifiante. La population entière semble se mouvoir, se vivre pour choisir des prêtres qui se consacrent au culte de la mort. L'heure du départ de la classe est, entre toutes, l'heure du sacrifice à la maladie, à l'inaction, à la mort. Tous les ans, des individus dans la force de l'âge s'arrachent à un travail de vie, pour commencer un travail de mort. Ils gagnent leur nourriture, leur vêtement, leur logement, ils travaillent à leur plaisir ”
“ Pour cette portion de soi, cette part d’énergie vous substituant, ne peut-on tenter une gigantesque lutte où, quelque inégal que soit le combat, le colosse Autorité est toujours ébranlé ? Combien déclarent eux-mêmes mourir victimes de la société : ne pourraient-ils pas songer que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, leurs pareils, c’est-à-dire ceux qu’ils aiment, peuvent mourir victimes du même état de choses ? Un désir ne leur vient-il pas de transformer leur force vitale en énergie, en force, de brûler la pile au lieu d’en séparer les éléments ? ”
Albert Libertad,
À la conquête du bonheur
“ Le bonheur est dans la satisfaction la plus complète de nos sens, dans l’utilisation la plus grande de nos organismes, le développement le plus intégral de notre individu. Nous le recherchons dans la béatitude céleste, dans le repos de la retraite, dans la douce quiétude de la fortune. Le bonheur que nous cherchons tant, nous le jouons tous les jours sur des mots. ”
Albert Libertad,
Le Bétail électoral
“ Et tranquille, le prometteur détaille le bonheur, offre le paradis et le bétail électoral reprend le fil du rêve qu’il fait tout éveillé, boit à nouveau le vin décevant de l’espérance. Comme dans tous les troupeaux, il y a les meneurs, les gens du comité. Ce sont ceux à qui le candidat a promis autre chose que la viande creuse de l’espoir. Ils ont mission de « chauffer » la salle, de veiller à ce qu’aucun gêneur ne puisse entrer. Ils préparent le public, ils soûlent de vinasse quelques forts à bras qui feront de leur poitrine un rempart au bonimenteur. ”
“ Le suicide est l’acte final d’une série de gestes que nous faisons tous plus ou moins selon que nous réagissons contre le milieu ou que le milieu réagit contre nous. Tous les jours nous nous suicidons partiellement. Je me suicide lorsque je consens à demeurer dans un local où le soleil ne pénètre jamais, dans une chambre dont le cube d’air est si restreint que je suis comme étouffé à mon lever. Je me suicide lorsque je fais des heures un travail absorbant une quantité d’énergie que je ne saurais récupérer, ou des heures d’un travail que je sais inutile. ”
Albert Libertad,
Le travail antisocial et les mouvements utiles
(1909)
“ Le bourgeois qui consomme sans produire rien, jamais, n'est pas un danger plus grand que l'ouvrier consommant sans produire jamais rien d'utile. Le capitaliste qui amoncelle des actions les unes sur les autres, est à détruire au même titre que l'employé de métro, faisant des trous dans du carton toute une journée. En fin de compte, ne faut-il pas que l'ouvrier producteur véritable les nourrisse, les habille, les loge et satisfasse à leurs besoins? Tout homme improductif est à détruire, sans haine et sans colère, comme on détruit les punaises, les parasites. ”
“ Ils y verront de la basse envie. Ces gens liront avec des lunettes. Je m’en moque. Reclus est mort, rien de ce que je peux dire ne l’intéresse plus. Ce n’est que pour les vivants qu’il est bon de causer. Si les semeurs d’idée, qu’écrase encore le troupeau des laquais et des courtisans, lisaient ces lignes, secouaient leur collier de servage, entraient en rapport direct avec les hommes qui peuvent agir, vivre des idées fortes, mes quelques mots, dans leur sécheresse, auraient été plus utiles que les viles louanges qui ressemblent aux verroteries banales chargeant les corbillards. ”
Albert Libertad,
Le travail antisocial et les mouvements utiles
(1909)
“ Si les oisifs n'existaient pas, il faudrait les inventer. En ne faisant rien, ils sont plus utiles que tant d'autres qui travaillent. Ils ne prennent la place de personne. Ils ne sont les concurrents de quiconque, ils ne sont que les débouchés. Ils n'ont pas besoin de commettre d'actions basses ou malhonnêtes pour gagner leur vie. Ils répandent leur argent et fécondent par là le travail des autres. Ils sont, en définitive, les citoyens parfaits, et forment, par leur petit nombre, l'aristocratie d'une nation. ”
“ Allons, vote bien ! Aies confiance en tes mandataires, crois en tes élus. Mais cesse de te plaindre. Les jougs que tu subis, c’est toi-même qui te les imposes. Les crimes dont tu souffres, c’est toi qui les commets. C’est toi le maître, c’est toi le criminel, et, ironie, c’est toi l’esclave, c’est toi la victime. ”
“ Lorsque, jetés dans les pierres d’un éboulement, avides d’air, nous cassons notre tête contre le rocher, lorsque pris dans l’enlisement de la société actuelle, avides d’idéal – pour préciser ce terme vague, avides de développement intégral de soi et des aimés — nous arrêtons notre vie, nous n’obéissons pas à un besoin ni à un droit, mais à l’obsession de la force de l’obstacle. ”
Albert Libertad,
Le travail antisocial et les mouvements utiles
(1909)
“ L'homme oisif ou producteur d'inutilités est comparable à un foyer d'incendie. Non seulement il brûle, il gaspille la matière prise sur le « domaine » de ses contemporains, sur celui des hommes de demain, mais il arrive à périr faute d'aliments, car il ne songe jamais à reformer un champ nouveau pour sa consommation. Il est un individu dangereux. Toute la perturbation sociale vient de ce que les hommes n'ont pas su se préoccuper d'une façon intéressante de la production et de la conservation des foyers alimentaires pouvant satisfaire à la consommation. ”
“ Ces hommes, ami Schatz, peuvent se réclamer de De Mandeville, de bien des phisiocrates, de Malthus, de Stuart Mill, en vous laissant, il est vrai Bastiat, Le Play et Sangnier. Ils peuvent prendre à Dunoyer et à Spencer, mais ils ne comprennent pas l’individu courbé sous l’obéissance d’un Dieu hypothétique et le respect à une Propriété que trop réelle. Si l’aristocratie d’un Nietzsche ou d’un Ibsen, la passion réagissante d’un Stirner ou d’un Proudhon sollicitent leur attention, ils n’en concluent pas moins que la réalité est plus intéressante que l’utopie. ”
Albert Libertad,
Le travail antisocial et les mouvements utiles
(1909)
“ L'oisif est le poids mort que traîne péniblement l'évolution humaine dans sa marche en avant. Non seulement il ne fait aucun effort lui-même, mais il paralyse, à son profit, l'effort de tous les autres hommes. Du cordonnier au savant et de l'artiste au mineur, tous les travailleurs peinent pour donner la plus grande jouissance à l'aristocratie des oisifs. ”
“ On croit au dieu de ses pères, on respecte la patrie de ses aïeux... Que ne respecte-t-on leur mode d’éclairage, de vêture ? Oui, il se produit ce fait étrange qu’alors que l’enveloppe, que l’économie usuelle s’améliore, se change, se différencie, qu’alors tout meurt et tout se transforme, les hommes, l’esprit des hommes, restent dans le même servage, se momifient dans les mêmes erreurs. ”
