Albert Libertad

Albert Libertad

Résumé

Portrait de Albert Libertad Albert Libertad Le Syndicat ou la mort

Le syndicat est pour le moment le dernier mot de l’imbécillité en même temps que de la férocité prolétariennes.
Ce nouveau système d’entr’égorgement se propage dans le monde des travailleurs. Et l’empressement des pouvoirs publics ou des puissances privées à n’y opposer que d’hypocrites résistances, est d’une logique parfaite.
Les syndicats disciplineront plus fortement qu’elles ne l’ont jamais été les armées du Travail et les feront bon gré mal gré, de meilleures gardiennes encore du Capital.
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Portrait de Albert Libertad Albert Libertad Le Syndicat ou la mort

Chez nous, dans nos bons pays privilégiés, où le Progrès a fait son chemin, on s’entredévore avec une gloutonnerie d’autant moins scrupuleuse que de mille manières faciles, sinon très agréables, nous pouvons nous cuisiner.
Mais naturellement, comme dans toutes les manifestations du Progrès déjà nommé, c’est l’ouvrier, c’est le prolétaire qui marche toujours en tête. Souverains, financiers et bourgeois ne dédaignent pas de se manger entre eux.
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Portrait de Albert Libertad Albert Libertad Le Syndicat ou la mort

Les travailleurs sont non seulement impitoyables à qui déserte leurs rangs pour s’élever ou s’écarter, pour jouir ou pour souffrir, mais à qui surtout peine et reste parmi eux.
Un maître, un contre-maitre ont-ils besoin d’une garde, d’une surveillance, d’une police, d’une défense contre un ou plusieurs de leurs asservis ? Ils ne trouveront pas neuf fois sur dix de plus fidèles gardiens, de plus actifs défenseurs que chez les compagnons mêmes de ces malheureux.
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