Résumé

Bertrand-Geoffroy Le Doyen des travailleurs à ses concitoyens les chefs industriels et travailleurs de l'industrie… (1848)

Travailleurs, vous le savez mieux que qui que ce soit, le chef ou patron est le seul qui vous ait jamais protégés, vous ait secourus; lui seul sait vos besoins, ceux de vos familles. C'est de vous que le chef attend aussi sa vie, le moyen de faire honneur à ses engagements, au payement de ses impositions, de l'intérêt des capitaux. Lui seul sait que si vous êtes bien nourris, bien vêtus, heureux enfin, le travail que vous faites est double pour le même prix ; que ce travail est mieux confectionné, attendu que le bien-être influe notablement sur l'intelligence de l'homme.
Source : Gallica

Bertrand-Geoffroy Le Doyen des travailleurs à ses concitoyens les chefs industriels et travailleurs de l'industrie… (1848)

J'ai en vain cherché à me rendre compte en quoi le travail et les travailleurs ne sont pas libres et ont besoin d'être émancipés. Le travailleur n'est-il donc pas libre d'exercer la profession qui lui plaît ou dans laquelle il possède plus de talents ou retire plus de profits ?
Le travailleur n'est-il donc pas libre de quitter l'atelier qui ne lui convient plus ? Y a-t-il là exploitation de l'homme par l'homme ? mots retentissants mis en usage pour séduire le peuple, abuser et fausser le jugement des travailleurs et leur bonne foi.
Source : Gallica

Bertrand-Geoffroy Le Doyen des travailleurs à ses concitoyens les chefs industriels et travailleurs de l'industrie… (1848)

Le travailleur possède une richesse qui ne peut non plus lui être ravie, attendu qu'elle réside dans ses talents, ses connaissances, son adresse, sa force, son activité.
Il n'en est pas de même du capitaliste : il peut perdre son capital; alors il est réduit à la misère, car il n'a pas l'habitude du travail. S'il l'avait eue, il ne serait pas capitaliste, parce que, confiant dans ses forces, dans ses talents, qui sont une richesse, il eût été moins économe et plus hardi pour exposer ses capitaux, qu'il, aurait au moins fortement ébréchés. C'est ainsi que nous sommes tous
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature