Napoléon Roussel,
Les grèves : quelques mots aux travailleurs
(1871)
“ Je ne dis pas cela; j'ai même accepté la grève paisible, bien que j'eusse préféré m'en passer; mais enfin faisonsla, mais sans bamboche qui nous souille et nous ruine ; sans violence envers les camarades travailleurs, violences qui font de nous des tyrans-ouvriers, ce qui ne vaut pas mieux que des tyransmaîtres, et enfin gardons-nous de porter la main sur la fabrique, qui non-seulement n'est pas notre propriété, mais qui est notre gagne-pain. Que penser d'un ouvrier qui, pour s'enrichir, brise ses outils, et qui, pour devenir plus libre, s'expose à la prison? ”
