Résumé

Portrait de Albert Libertad Albert Libertad Le travail antisocial et les mouvements utiles (1909)

On a vu l'aristocratie des intellectuels à Athènes, l'aristocratie des beaux et des forts à Sparte, l'aristocratie des prêtres à Jérusalem, l'aristocratie des guerriers en Europe moyenageuse ; on voit maintenant, sans voile et sans hypocrisie, l'aristocratie des gueules, des estomacs et des ventres, l'aristocratie des oisifs.
L'oisif ne possède pas quelque richesse que l'humanité lui achète chèrement ; il n'est pas le plus beau, le plus fort, le plus instruit, le plus courageux, il est celui qui consomme et cela lui suffit pour être le maître de ceux qui produisent.
Source : Gallica

Portrait de Albert Libertad Albert Libertad Le travail antisocial et les mouvements utiles (1909)

Le bourgeois qui consomme sans produire rien, jamais, n'est pas un danger plus grand que l'ouvrier consommant sans produire jamais rien d'utile. Le capitaliste qui amoncelle des actions les unes sur les autres, est à détruire au même titre que l'employé de métro, faisant des trous dans du carton toute une journée.
En fin de compte, ne faut-il pas que l'ouvrier producteur véritable les nourrisse, les habille, les loge et satisfasse à leurs besoins?
Tout homme improductif est à détruire, sans haine et sans colère, comme on détruit les punaises, les parasites.
Source : Gallica

Portrait de Albert Libertad Albert Libertad Le travail antisocial et les mouvements utiles (1909)

Alors que les hommes dirigent le soc péniblement sur la terre dure, ils fabriquent des canons, des fusils pour tuer les laboureurs ; alors que des hommes habitent des cabanes ou des logements insalubres, ils bâtissent des forts et des redoutes où ne s'abrite nulle famille. Alors, alors... mais la liste des gestes de mort serait longue et fastidieuse.
Le travail de mort occupe plus d'hommes que le travail de vie. L'armée est un chancre douloureux qui vit sur l'organisme humain, et les pansements nécessités dépensent plus d'énergie que l'entretien de tout le reste du corps.
Source : Gallica

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