Paul Guiraud, L’Évolution du travail dans la Grèce ancienne
“ L’Etat s’ingéniait, en un mot, pour les mettre à l’abri du besoin, et, comme l’homme ne travaille guère pour son plaisir, comme il ne s’y résout que sous l’empire de la nécessite, tous les allégemens apportés à leurs charges étaient pour eux autant d’invitations à la nonchalance. Ce qui augmentait encore leur aversion pour le travail manuel, c’est que rien ne distinguait leur labeur du labeur de l’esclave. Si puissant que fût dans la démocratie athénienne l’esprit d’égalité, il n’allait pas jusqu’à confondre l’esclave et le citoyen. ”
