Résumé

Georges Guilhaud La réglementation physiologique du travail (1905)

C'est ce qui a fait que le travail ait échappé à toute réglementation physiologique rationnelle et que l'être humain a été réduit au rôle aveugle d'instrument de production.
Régler le travail, c'est en déterminer les conditions
suivant les lois de l'hygiène et suivant la loi physiologique du repos ; c'est en préciser les règles dans l'état de santé de la machine humaine ; c'est proportionner la fatigue à la résistance de l'organisme ; c'est éviter le surmenage, auquel un travail mal organisé aboutit fatalement.
Source : Gallica

Georges Guilhaud La réglementation physiologique du travail (1905)

Quoi qu'il en soit, l'intensité du labeur, la hâte, la précipitation des actes résultant du machinisme moderne et de la division sans cesse croissante du travail sont, plus encore que la durée du travail, la cause la plus puissante de la fatigue et du surmenage. Quand on interroge les faits on voit que la vie moderne, dont les conditions se modifient incessamment d'après les découvertes scientifiques, s'oriente de plus en plus vers ce besoin de hâte et de vitesse qu'ont créé les machines et que la civilisation, chaque jour plus exigeante, impose à l'homme au détriment de sa vie.
Source : Gallica

Georges Guilhaud La réglementation physiologique du travail (1905)

Avant d'aborder l'étude de la fatigue et du surmenage, il nous a paru indispensable de déterminer ce qu'est le travail au point de vue scientifique. Il est, en effet, impossible d'en vouloir déterminer les règles sans avoir analysé cette notion primordiale, d'où doivent logiquement découler les réformes demandées.
Envisagé sous sa forme économique, le travail est un acte volontaire, déterminé par le besoin, acte causant une peine, une souffrance et engendrant comme un réflexe instinctif, la loi de mécanique et de dynamique sociale de l'économie des forces ou du moindre effort.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature