Résumé

Portrait de Albert Libertad Albert Libertad À la conquête du bonheur

La vie, c’est la lutte constante, c’est le travail, le mouvement perpétuel. La vie c’est le bonheur. Diminuer l’intensité de la vie, c’est diminuer l’intensité du bonheur...
C’est une fausse conception du bonheur qui empêche les hommes de pouvoir l’atteindre. Ils se plaisent à le placer où il ne se trouve pas. La déception, si cruelle soit-elle, ne les empêche pas de suivre à nouveau les mêmes errements, les mêmes sottises.
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Portrait de Albert Libertad Albert Libertad À la conquête du bonheur

Nous cherchons le bonheur, et il suffit du rire d’une femme (ou d’un homme, selon les sexes) pour qu’il soit de longtemps chassé d’auprès de nous. Nous appuyons notre bonheur sur les sables les plus mouvants, sur les terres les plus friables, le long des océans, et nous crions quand il s’en va, emporté par le retour de la vague ou par la mobilité du sol. Nous bâtissons des châteaux de cartes que le moindre souffle peut détruire et nous disons ensuite : « Le bonheur n’est pas de cette terre. »
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Portrait de Albert Libertad Albert Libertad À la conquête du bonheur

Disons-le vite, ni les uns ni les autres ne l’atteignent, ou plutôt ni les uns ni les autres n’atteignent le bonheur sous la forme éthérée que les hommes se sont plu à lui donner.
Il reste sur nos épaules le poids des conceptions religieuses et mythiques des siècles premiers. Nous voyons le bonheur comme un état béat, de félicité complète dans lequel nous voguerons sans aucun souci, sans aucun travail, sans aucun effort dans le sein de dieu, dans sa pure contemplation.
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