Résumé

Pestré, Diderot,  L’Encyclopédie, 1re éd.

“ Les hommes se réunissent encore sur la nature du bonheur. Ils conviennent tous qu’il est le même que le plaisir, ou du moins qu’il doit au plaisir ce qu’il a de plus piquant & de plus délicieux. Un bonheur que le plaisir n’anime point par intervalles, & sur lequel il ne verse pas ses faveurs, est moins un vrai bonheur qu’un état & une situation tranquille : c’est un triste bonheur que celui-là. Si l’on nous laisse dans une indolence paresseuse, où notre activité n’ait rien à saisir, nous ne pouvons être heureux. ”
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Pestré, Diderot,  L’Encyclopédie, 1re éd.

“ Il ne nous fait point renoncer à l’amour du plaisir, & ne condamne point la vertu à être malheureuse ici-bas. Sa loi est pleine de charmes & d’attraits ; elle est toute comprise dans l’amour de Dieu & du prochain. La source des plaisirs légitimes ne coule pas moins pour le Chrétien que pour l’homme profane : mais dans l’ordre de la grace il est infiniment plus heureux par ce qu’il espere, que par ce qu’il possede. ”
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Pestré, Diderot,  L’Encyclopédie, 1re éd.

“ Le bonheur qu’il goute ici-bas devient pour lui le germe d’un bonheur éternel. Ses plaisirs sont ceux de la modération, de la bienfaisance, de la tempérance, de la conscience ; plaisirs purs, nobles, spirituels, & fort supérieurs aux plaisirs des sens. Voyez Plaisir.
Un homme qui prétendroit tellement subtiliser la vertu qu’il ne lui laissât aucun sentiment de joie & de plaisir, ne feroit assûrément que rebuter notre cœur. Telle est sa nature qu’il ne s’ouvre qu’au plaisir ; lui seul en sait manier tous les replis & en faire joüer les ressorts les plus secrets.
”
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