Paul Adam,
Le thé chez Miranda
“ Sur la blancheur nue des murailles, le groupe des hommes ricane. Lui, les fixe un instant de ses yeux qui voient trouble et qui lui semblent se dilater à l'extrême. Tout son être est si douloureusement étréci par la souffrance qu'il ne peut respirer. C'est comme une force interne immense qui l'emplit et tend à le projeter. Il lui résiste à peine. Et il comprend que s'il cède ce sera la plus entière des satisfactions. Tout à coup un spasme imprévu le lance sur Berdot qui l'a touché. Au contact algide d'un pommeau de bayonnette une juste férocité domine Prescieux, le pousse. ”
