Jean-Louis Dubut de Laforest

Jean-Louis Dubut de Laforest

Résumé

Portrait de Jean-Louis Dubut de Laforest Jean-Louis Dubut de Laforest Contes à Panurge... (1891)

Zozo, la petite Zozo, elle l'aimait comme le fruit de ses propres entrailles !
Pendant que Mme Vignerolles s'occupait des trois moutards accrochés aux jupes maternelles, distribuait des ordres à la servante et à la bonne, les amants se becquetaient au fond de la cour, près des chantiers ; ils ne se gênaient plus, s'enfermaient, habiles tous deux à dissimuler l'adultère, lui, avec ses joyeusetés d'ouvrier bourgeois, elle, avec ses tendresses de luronne hypocrite. Échappés d'un
canapé, d'une chaise, d'une planche ou d'un lit, ils revenaient aimables.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Louis Dubut de Laforest Jean-Louis Dubut de Laforest Contes à Panurge... (1891)

Sosthène chancelait, éperdu; elle lui sourit voluptueusement :
Est-ce qu'un amoureux n'est pas excusable, même d'un crime, si le crime est inspiré par l'amour de la bien-aimée?
On allait célébrer les fiançailles du comte et de la duchesse. Tous deux parlaient, seuls, dans le boudoir.
Oui, je vous remercie de m'avoir délivrée de ce grand imbécile de duc; je suis heureuse de devenir votre femme.
La veuve éclata de rire.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Louis Dubut de Laforest Jean-Louis Dubut de Laforest Contes à Panurge... (1891)

Jeune fille, Sophie semblait un peu maigriotte, un peu pâle, et si Jules la déclarait superbe de visage, de carnation et de formes, elle le trouvait changé, embelli. Vraiment, il ne restait rien du bohème qualifié de pornographe, du lamentable rapin qui, aux heures
de tristesse, imagina, comme d'autres artistes, de se distinguer du commun des hommes, moins par le talent que par la tenue, de porter cheveux et barbe incultes, d'arborer un chapeau mou, un veston de velours et même des pantoufles, la pipe au bec, le long des trottoirs.
Source : Gallica

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