Henri Boutet, Les heures de la parisienne : illustrées de douze pointes sèches (1899)
“ Nous avons beau savoir tout cela, c'est tout de même irritant de penser qu'elle ne s'éveille que pour cet homme indifférent aux regards profanes. * * * Sous la laiteuse transparence des rideaux, elle s'étire comme une chatte parèsseuse, comme une chatte qui a trop dormi et qui voudrait dormir encore, - s'allongeant, se recroquevillant, accusant sous la batiste légère les lignes de la plus troublante harmonie, enfonçant la toison blonde de ses cheveux dans l'oreiller, d'où des mèches rebelles s'échappent, jouant dans la dentelle, semant des reflets d'or sur le blancheur des draps. ”
