Résumé

Cydno la Lesbienne Les tendres épigrammes de Cydno la Lesbienne (1911)

Le bûcher s’élève, entre des buissons de laurier-rose, sur la colline de Narcisse, devant la mer.
Louons Héraclès qui apprit aux mortels la crémation lustrale ! Tant que le cadavre existe, l’âme voltige au-dessus de la bouche. Mais, dès qu’il est réduit en cendres, l’âme, docile à la baguette d’Hermès, s’envole aux Champs-Élysées avec la vitesse d’un faucon.
Nous les avons couchées sur le monceau de bois de pommier, le visage tourné vers l’Orient. Elles sourient au soleil.
Adieu, Hippolyte ! Adieu, Déjanire !
Nous brûlons avec elles leurs robes, leurs parfums, leurs bibelots favoris.
Source : Wikisource

Cydno la Lesbienne Les tendres épigrammes de Cydno la Lesbienne (1911)

Profane, va-t’en ! Passant religieux, arrête-toi en songeant à la beauté, à l’amour, à la musique, à la poésie. L’âme qui divinisa la cendre ci-incluse avait ressuscité Sapphô tout entière, à Mytilène.
Mon ami Korydon, sculpteur, termine un sphinx en bronze qui symbolisera l’immortalité sur le tombeau de ma bienfaitrice.
Cydno, dans sa vieillesse, abhorrait notre époque : elle n’a donc point autorisé la publication de ses ouvrages. C’est pour mon plaisir égoïste qu’elle m’a légué ses odes, ses satires, ses épîtres, ses iambes et ses élégies.
Source : Wikisource

Cydno la Lesbienne Les tendres épigrammes de Cydno la Lesbienne (1911)

C’est ma fantaisie qui dirige le protocole, au Palais Sapphô.
Polyxène, couronnée de violettes, joue gravement son rôle viril, assise dans la grande salle d’amour, sur le trône des Mystères.
Les Paranymphes lui amènent son Antigone, à la lueur des torches, au son des cithares et des flûtes.
L’anneau des fiançailles est symbolique : ce rubis de l’Inde, extrêmement vif, résume une allusion intime.
Les seuls dieux que nous adorions, le Grand Pan et Sapphô notre inspiratrice, ne veulent pas d’immolations : je me borne à leur offrir des strophes de circonstance que j’ai composées.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature