Cydno la Lesbienne, Les tendres épigrammes de Cydno la Lesbienne (1911)
“ Le bûcher s’élève, entre des buissons de laurier-rose, sur la colline de Narcisse, devant la mer. Louons Héraclès qui apprit aux mortels la crémation lustrale ! Tant que le cadavre existe, l’âme voltige au-dessus de la bouche. Mais, dès qu’il est réduit en cendres, l’âme, docile à la baguette d’Hermès, s’envole aux Champs-Élysées avec la vitesse d’un faucon. Nous les avons couchées sur le monceau de bois de pommier, le visage tourné vers l’Orient. Elles sourient au soleil. Adieu, Hippolyte ! Adieu, Déjanire ! Nous brûlons avec elles leurs robes, leurs parfums, leurs bibelots favoris. ”
