Christine de Saint-Vincent Valombray, Les mémoires d'une soeur de charité… (1875)
“ Pendant deux jours, ce fut un touchant spectacle de voir ces braves gens se courber sur leg mains amaigries que leur tendait cette pauvre sœur de charité, lui demander de bénir leurs enfants, de prier pour la réussite de leurs récoltes, le succès de leurs entreprises, la paix de leur intérieur ! Ils mettaient si peu en doute l'entrée immédiate de la mère Théotiste au ciel, qu'ils la chargeaient naïvement de leurs commissions pour le bon Dieu : « Demandez- lui de guérir ma fille, » disait l'un; « priez-le de recevoir mon père dans le Paradis, » suppliait l'autre. ”
