Résumé

Édouard Pilastre Malgaigne (1806-1865) : étude sur sa vie et ses idées… (1905)

Par l'impressionnabilité, la vivacité du caractère et le goût de l'ironie, Malgaigne se rapprochait du fameux Lisfranc, de seize ans plus âgé, l'un de ses prédécesseurs à l'Académie de médecine, et qui, comme lui, se livra à l'enseignement de la chirurgie et de la médecine opératoire ; Lisfranc, à la raillerie barbare, qui dévorait les gens, les assommait sous le ridicule, et dont la réputation d'éloquence a survécu jusqu'à nos jours dans le monde médical.
Source : Gallica

Édouard Pilastre Malgaigne (1806-1865) : étude sur sa vie et ses idées… (1905)

Si Malgaigne fut un réformateur dans la science il fut aussi, dans son enseignement, un propagateur d'idées originales qui entraînait par son éloquence et son action puissante, tout son auditoire dans les voies nouvelles. Un orateur sincère et puissant comme lui devait être un éducateur qui savait, à la façon de Socrate, accoucher plus d'une intelligence, ouvrir des horizons nouveaux à ses élèves et donner à ses idées le concours sans cesse renouvelé de partisans nombreux et convaincus.
Source : Gallica

Édouard Pilastre Malgaigne (1806-1865) : étude sur sa vie et ses idées… (1905)

« M. Malgaigne ne possède ni l'intonation, ni la diction, ni la mimique de l'orateur. Sa voix d'un timbre sec et métallique aurait besoin d'être assouplie, et, comme le disent les musiciens, d'être émise con sordine. Ses formes sont abruptes, sa phrase tranchante, ses propositions absolues, ses déductions impérieuses. Il ne cherche pas à persuader, il veut convaincre tout d'abord. Il impose d'autorité son opinion, sans se préoccuper de la résistance des esprits, des convictions contraires. C'est le despotisme de la facilité d'élocution, ce n'en est pas le charme ».
Source : Gallica

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