Gui Patin

Définition et enjeux

Augustin Filon Gui Patin : sa vie, sa correspondance… (1863)

Dès lors, la maison de Gui Patin est déserte. Il y a longtemps que tous ses amis sont morts, Naudé, Riolan, Saumaise, Gassendi. De ses deux fils, Dieu lui a pris l'un et le roi lui a ôté l'autre. Il ne paraît plus à la Sorbonne, où d'étranges nouveautés l'attristeraient. Il est temps pour lui de mourir. Il est épuisé de corps, abattu d'esprit. Ce siècle si beau, si jeune, si éclatant, il l'aperçoit à travers les ombres de la maladie et de la douleur.
Source : Gallica

Augustin Filon Gui Patin : sa vie, sa correspondance… (1863)

« En voilà un, pouvait dire Gui Patin, que ce coquin de Guénaut ne me tuera pas! »
C'était, il faut l'avouer, un terrible médecin, sans pitié, sans ménagement, probe et expert, mais prompt à condamner, endurci aux spectacles funèbres par l'habitude et la philosophie. Il ne sait ce que c'est que tromper ceux qui vont mourir, pleurer et louer sans mesure ceux qui sont morts. Un de ses meilleurs amis perd un frère, que Gui Patin avait connu.
Source : Gallica

Augustin Filon Gui Patin : sa vie, sa correspondance… (1863)

Gui Patin est curieux et n'est point badaud. Il trouve moyen de tout savoir sans tout voir : il néglige tout ce qui est bagatelle, amusement plébéien, frivole spectacle. Il va voir l'entrée du roi dans Paris après la Fronde, n'est point ébloui par l'éclat du cortège, ni étourdi par les vivats, et s'en revient tout rêveur, songeant aux misères du temps et à la vanité des pompes royales. Il a besoin de ne pas sentir comme la foule, Nil admirari, c'est sa maxime : il l'avoue avec une sorte d'affectation. Tout ce qui met les autres en joie le rend bourru et chagrin
Source : Gallica

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