Résumé

Essai sur quelques principes politiques

On divise les pouvoirs pour mettre un frein à celui qui veut dominer; mais ce frein, ou ne sert point, ou sert trop.
Dans une monarchie tempérée seulement par les lois et l'opinion, il n'y a point d'opposition entre le gouvernement et l'intérêt public. Celui-ci et l'intérêt du monarque ne font qu'un, parce que le monarque travaille pour lui et sa postérité. Dans un pareil gouvernement, les abus d'autorité sont moins à craindre que dans tout autre. Si la vertu la plus sévère ne règne pas dans une démocratie, tout est perdu, dit M. déMontesquieu.
Source : Gallica

Essai sur quelques principes politiques

Les fonds d'un mineur doivent être conservés avec soin, ses revenus être employés uniquement pour son avantage. De même le peuple doit être l'unique objet de tout gouvernement, tout doit se faire uniquement en vue du bonheur et de la prospérité du peuple. Mais comme un mineur ne gère point son bien parce qu'il ne le peut; comme on ne lui laisse pas même la jouissance de ses revenus parce qu'il eu seroit un mauvais usage ; ainsi un peuple ne doit point gouverner parce qu'il en est incapable ; et comme un peuple ne cesse point d'être peuple, il ne peut jamais acquérir la faculté de gouverner.
Source : Gallica

Essai sur quelques principes politiques

Une classe distinguée, nourrie dans des sentimens élevés, est donc nécessaire pour conserver les moeurs, donner au gouvernement de la force, et le maintenir, dans les orages.
Un corps de noblesse défend le monarque du peuple et le peuple du monarque. D'un autre côté, le monarque défend le peuple de la noblesse et le peuple défend le monarque de la noblesse. Telle est la balance à établir, et celui-là sait le mieux gouverner qui l'établit avec le plus de sagesse.
Source : Gallica

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