Essai sur quelques principes politiques
“ On divise les pouvoirs pour mettre un frein à celui qui veut dominer; mais ce frein, ou ne sert point, ou sert trop. Dans une monarchie tempérée seulement par les lois et l'opinion, il n'y a point d'opposition entre le gouvernement et l'intérêt public. Celui-ci et l'intérêt du monarque ne font qu'un, parce que le monarque travaille pour lui et sa postérité. Dans un pareil gouvernement, les abus d'autorité sont moins à craindre que dans tout autre. Si la vertu la plus sévère ne règne pas dans une démocratie, tout est perdu, dit M. déMontesquieu. ”
